Diagonale de l’ Evasion par Laurent Larbalette un défi pour lui , une folie pour moi!

Laurent Larbalette, après cinquante jours de marche, aurait-il retrouvé Montmorillon grâce à l’odeur subtile des macarons qu’on y fabrique ?
Rien n’est moins sûr, à vous de le découvrir tout au long des chemins.
Quel monstre au sang-froid
faut-il bien être
pour quitter Montmorillon
cinquante jours d’affilée?

Personnellement je n’ai jamais mangé ailleurs de meilleurs macarons. Je conserve toujours un souvenir ému de ces galettes tendres, parfumées encore tièdes, simplement inimitables ! Autrefois je les achetais à Montmorillon dans une pâtisserie en face le pont sur la Gartempe. La recette RANOU-METIVIER serait inchangée depuis 150 ans dit-on, cependant je n’ai pas connu les macarons de 1810.

Par contre et accident, j’ai voulu, une fois, dans un ailleurs, entamer un massepain probablement de la même époque et j’y ai laissé une dent que j’ai gardée jusqu’à aujourd’hui! Et pour parachever la mésaventure précisons que l’expérience fut sans saveur…

Cette sombre rancune ré-hausse encore la bénédiction des bienfaits des douceurs montmorillonnaises. Et pourtant, pourtant Laurent Larbalette se mit en chemin.

Départ : Menton !

Et comment quitter Menton ? Par quelle venelle s’échapper sans se perdre dans les gorges de ses quatre fleuves qui vous ramènent après mille périls aux six plages du lieu ? Une fois dans la montagne, dans quelle grotte s’abriter ? Le voyage s’annonçait aventureux.

Simplement comment peut-on quitter l’odeur des citronniers et le calme de cette cité de haute antiquité– le dragon a été terrassé sur place par St Michel depuis longtemps- et où, fait unique, le fléau de la justice est toujours en équilibre ?

S’ensuit pour Laurent Larbalette une trajectoire sinueuse à travers onze départements.

Bien sûr , il vous dira entre autres que « Les montagnes sauvages et exigeantes du Mercantour sont plus belles que la plate vallée du Rhône avec ses vignes. J’ai préféré le plateau de Millevaches jusqu’aux portes d’Eymoutiers et la superbe vallée de la Vienne aux routes bitumées entre Bort-les-Orgues et Meymac où il n’y avait guère de chemins, mais dans l’ensemble, entre la chaude Ardèche et ses forêts de châtaigniers, les verts pâturages des flancs du Mont Lozère, de la Margeride et de l’Aubrac jusqu’aux tourbières et aux forêts du Cantal, il n’y a pas un seul lieu traversé qui m’ait ennuyé. 

Dans ce contexte, et parce que je marchais en solitaire, les rencontres furent formidables. Lorsque vous abordez les gens avec le sourire et un esprit d’ouverture résolument positif, vous obtenez en retour un accueil chaleureux, généreux et optimiste. C’est, je pense, ce que j’ai voulu faire apparaitre dans mon livre. »    

Arrivée : Montmorillon , fin de traversée

Depuis la région de Guérêt, au fil de l’eau de la Gartempe comme on suit le fil de sa vie, Laurent Larbalette retrouva Montmorillon, là où le fanal de la tour octogonale est éteint depuis bien longtemps. Ce pèlerinage transverse l’a ramené ,revivifié à sa source; et la lanterne des morts locale, guide intemporel, ne concerne manifestement plus que ceux qui ne reviendront jamais.

Ainsi prennent fin cinquante jours d’immersion dans les profondeurs du pays au gré des sentiers, des rencontres, des surprises du décalage des nouvelles furieuses du monde et de la tranquillité des choses immédiates; sans fatigue c’est le voyage qu’il vous faut faire en France sans quitter votre fauteuil, votre terrasse, avec votre chat.

Ce livre se propose à vous comme une invitation à quitter votre réalité virtuelle, celle de tous les jours, pour pénétrer les profondes vérités affleurant sous les facettes des multiples traces de la France éternelle.

Laurent Larbalette tient maintenant à vous faire partager son périple, ses émotions, vous dira aussi combien il est important de tout lâcher à un moment pour retrouver le monde et soi :

« Lorsque vous êtes dans cet état d’esprit, tout ce qui vous arrive est source de bonheur. Mais il n’y a que la marche à pied, avec ce qu’elle dégage de spiritualité (je ne parle pas de religion, je précise), qui peut vous amener à ce sentiment de plénitude, de sérénité.  La marche à pied répétée sur de longues distances et sur une longue durée à ceci de bénéfique, au-delà du dépaysement et de la déconnexion, voire même de la fuite, qu’elle vous ramène à l’essentiel »

Cependant et à ce jour, une question dramatique demeure en suspens:

Saura-t-il nous apporter quelques macarons frais pour le 5ème Sentier Littéraire de Printemps ?  

Rendez-vous Samedi 27 avril 2019 à Limoges Corgnac.

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