Distinction : le Congolais Guy-Alexandre Sounda, lauréat du Prix Ethiophile 2017

NB. Il devait participer  à Nos rencontres d‘automne 2017… Ce sera pour une autre fois.

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Sous la présidence de l’écrivain Daniel Maximin, le jury du Prix Ethiophile récompense, pour sa 3èmeédition, le romancier Guy-Alexandre Sounda, auteur du premier roman « Confessions d’une sardine sans tête », Éditions Sur Le Fil

Cette cérémonie se déroulera le 30 septembre prochain, à 15 h, au restaurant « Le Procope », dans le sixième arrondissement de Paris. Guy-Alexandre succède à deux lauréats haïtiens. Son premier roman, lyrique, truculent, soutenu par des expressions congolaises, introduit le souffle du théâtre et l’endurance romanesque de l’histoire d’un ancien milicien rebelle en refuge à Paris. Un personnage inventé qui a le courage de prendre la parole, de se raconter sur la place publique, d’exprimer sa révolte impulsée par le tracas du souvenir de ses victimes, tuées sans raison apparente, mécaniquement, ridiculement, comme le fut d’ailleurs son père, disparu de la même manière.

Confessions d’une sardine sans tête, son premier roman, fait écho à la guerre militaire et civile qui a eu lieu au Congo Brazzaville et nous raconte la dépossession de soi et la fragmentation de la conscience à travers l’itinéraire nocturne d’un « ex-saigneur » de guerre qui tente de s’extirper à coups de gnôle et de mots nus du piège dans lequel les errances de son passé jonché de trop de douilles et de cadavres l’ont enfermé.

Né à Brazzaville, Guy Alexandre Sounda est écrivain, conteur, enseignant, comédien, metteur en scène, animateur de radio. Son style d’écriture, « le papotage congolois », une profusion de mots à fleur de peau dont la résonnance révèle avant tout sa propre part d’ombre et de fragilité, est une forme de symbiose entre le drame, le poème et le conte. Se définissant comme un jongleur de mots, un homme sans frontières, défricheur de territoires, il partage sa vie entre Paris et la Vallée d’Aoste où il a créé « Vues d’ici & Vents d’ailleurs », un festival international des arts solidaires, et compte à son actif plusieurs tournées en Amérique du Sud, en Afrique et en Europe, et de nombreux textes (articles de presse, chroniques, nouvelles, pièces de théâtre) dont Le Fantôme du quai d’en face, récit théâtral publié en 2009 au Québec.

« L’Association Éthiophile », créée en mars 2015, attribue le « Prix Ethiophile » chaque année, pour couronner des textes francophones : romans, poésie, théâtre, essais. Pour 2017, étaient en compétition en dehors du lauréat : Mon royaume pour une guitare, de Kidi Bebey (Éditions Michel Lafon) ; Et ton absence se fera chair, de Siham Bouhlal (Éditions Yovana) ; L’Appel de la lune, de Tidiane N’Diaye (Éditions Gallimard, Continents Noirs) ; La Reine du tango, d’Akli Tadjer, (Éditions JC Lattès) et Celui qui est digne d’être aimé, d’Abdellah Taïa (Éditions Seuil).

Une réflexion au sujet de « Distinction : le Congolais Guy-Alexandre Sounda, lauréat du Prix Ethiophile 2017 »

  1. Guy Alexandre Sounda dit :

    Merci Alain Texier pour cet article. Je viendrai volontiers à vos prochaines rencontres. Bonne continuation.
    Guy Alexandre Sounda
    guyalexandresounda@gmail.com

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