Le monde du livre , comme une cocotte-minute.

De Monique Molière:

EDITO d’Octobre 2017

 

Ce mois d’octobre, le monde du livre est comme une cocotte-minute. La pression monte avec  la promesse prochaine des grands prix littéraires qui pour l’heure mijotent, grenouillent, s’agitent. Les auteurs pressentis ont le sourire crispé, se regardent en chiens de faïence, propagent en douce des hostilités déraisonnables en harcelant leur éditeur.  L’heure approche… ils croisent les doigts, avec un rien d’angoisse interrogeant la chance, nouvelle pythie contemporaine.

Qu’en est-il du vulgum pecus des écrivains non adombrés par cette fièvre parisienne jargonnante ?

La distance aidant, ils sourient un rien désabusés par ce vortex marketing au but unique : la valorisation commerciale des éditeurs, qui se passent et se repassent le Goncourt, le Renaudot et les autres prix… avec une application vertueuse malgré les crêpages de chignon !

Vivre tout en faisant vivre le livre, voilà la devise !

Ces paillettes associées aux feux de la rampe tracent la voie royale jusqu’aux têtes de gondoles des librairies et des grandes surfaces, une manne prémâchée pour que les lecteurs repus n’aillent pas louvoyer ailleurs.

 

Merci à Monique Molière 

 » Puisqu’il fallait bien le rappeler , bravo de l’avoir fait! « 

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